Entrée générale  -  13 $  Étudiants et aînés  -  11 $  |  Achetez vos billets en personne, le cas échéant, 30 minutes avant le film

Passeport du Festival  -  150 $  |  Passes  -  10 films  -  75 $ |  5 films  40 $

ENTRÉE GRATUITE

PÉRILS 

Suivi d'une discussion en présence de Jean-Marc Larivière

27 novembre, 17 h

Drame  | 27 min | Première mondiale

Français (sous-titres anglais)

1/2

Après une dispute avec son actrice vedette, une metteure en scène surmenée voit le moral de son équipe mis à l’épreuve. La pièce qu’ils répètent sur scène dans des conditions adverses met en lumière une actualité dramatique. Pendant ce temps, le parcours urbain d’un homme insondable se fait l’écho de cette actualité : les tueries de masse, une guerre brutale en Syrie, la montée des extrémismes et le sort tragique des réfugiés.

Note du réalisateur

Ce début de 21ème siècle est secoué par bien des bouleversements dont la complexité et les conséquences sont parfois difficiles à saisir. Ce film porte l’attention sur les attentas terroristes de djihadistes ou suprématistes blancs, la tragédie de la guerre en Syrie, les exodes massifs de réfugiés et la montée des extrêmes droites. On y évoque aussi la crise climatique ainsi que la marchandisation de nos vies privées par les géants du numérique. Bref, il y a plusieurs raisons de sonner l’alerte.

En savoir plus

Lorsque nous reconnaissons ces menaces existentielles, nous nous sentons engourdis ou impuissants, pris dans le tourbillon de notre quotidien. Certains nieront ces réalités et, consciemment ou non, l’autoriseront à se produire. Cela m’a fait penser au concept de « banalité du mal » développé par la philosophe Hannah Arendt et évoqué dans le film. Cette notion décrivait en premier lieu l’horreur des crimes de l’Allemagne nazie exécutée par ceux que Arendt qualifiait de « petits fonctionnaires médiocres ». L’idée fondamentale est que le mal ne réside pas dans l’extraordinaire, mais dans les petites choses lorsqu’on abandonne sa capacité à penser ses actes. Aujourd’hui, lorsque des migrants se noient dans la mer Méditerranée ou le Rio Grande, c’est aussi parce qu’il y a un choix politique derrière cela. Ces politiques sont rendues possibles parce que les décideurs et ceux qui les soutiennent déshumanisent systématiquement les migrants et les réfugiés.

A l’ère des médias sociaux et d’un flux quasi constant d’images, le film questionne également notre perception et notre consommation de ces images qui nous montrent sans détours cette réalité brutale. Comment vivre et interpréter ces images qui font irruption et qui marquent les esprits ? Comment gérer notre propre complaisance quand la plupart des images sont finalement éphémères ? Une photographie ne raconte pas toujours toute l’histoire.

J’ai ressenti le besoin de faire un film sur ces temps troubles que nous vivons. Avec les arts comme le théâtre, le cinéma et la musique, nous pouvons réfléchir à ces questions, mais surtout, nous pouvons sublimer cette violence et renouer avec notre 

humanité.

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